Thursday, October 23, 2008

dépendance....

Le rapport entre les mères et leurs enfants dans Maria Chapdelaine et Bonheur d’Occasion est un rapport de dépendance. Les mères sont toujours dépendant sur leurs enfants. Dans Maria Chapdelaine, la mère était capable, mais quand même était dépendante de ses fils pour faire le travail dans les champs avec leur père. Dans la maison, elle était dépendante de Maria qui faisait le ménage quand la mère était fatiguée. Dans un sens moins littéral, la Mère Chapdelaine a eu besoin d’entendre les expériences de Maria. Elle était nostalgique de sa jeunesse. C’est une dépendance plus psychologique. Aussi, dans Maria Chapdelaine, la mère a dépendu sur Maria juste avant que la mère soit morte. C’est vrai que les enfants étaient également dépendants de leur mère, mais leur dépendance était une dépendance naturelle. C’est normal pour un jeune enfant d’avoir besoin de sa mère. Est-ce que c’est assez normal pour une mère d’avoir besoin de ses enfants ?
Dans Bonheur d’Occasion il y’a aussi un rapport de dépendance entre Florentine et sa mère. Florentine a fait son travail pour sa famille. Ses parents n’ont pas pu entretenir leur famille. La différence du rapport dans Maria Chapdelaine et Bonheur d’Occasion et que dans Maria Chapdelaine la famille habite dans une ferme où il faut que tout le monde fassent ses devoirs. Donc, peut-être tout le monde est dépendant de quelqu’un d’autre. Dans Bonheur d’Occasion, ce n’est pas une ferme, alors, il n’ y’a pas beaucoup de choses à faire chez les Lacasse. Si la famille va survivre, il faut que quel qu’un trouve un job. Donc, la mère a dépendu sur Florentine pour gagner de l’argent pour la famille. Est-ce que Florentine a dépendu sur sa mère ? Pas vraiment.
Les deux mères ont dépendu sur leurs enfants dans une façon ou un autre. Peut-être ce thème se présente dans beaucoup de livres québécois. Je crois que les mères ont toujours une dépendance sur leurs enfants, mais c’est plus fort dans ces deux livres.

Wednesday, October 15, 2008

Literary Representations of Nation(s) in Canada and Québec

The Association for Canadian and Québec Literatures (ACQL)
Association des littératures canadienne et québécoise (ALCQ)
Call for Papers
Congress of the Humanities and Social Sciences
Carleton University, Ottawa, Canada
23, 24 and 25 May 2009

Literary Representations of Nation(s) in Canada and Québec
The Association for Canadian and Québec Literatures invites proposals on nations and their literary representations for our 2009 conference at Carleton University in Ottawa. At the foundation of the term nation is an affirmation of communal origin, whether that origin is considered a real historical event or a traditional myth or an ideological imaginary. This one word simplifies, complexifies, makes precise or completes the ideas it defines; for example, nation may refer to a group of men and women, a community, a collective, a society, or a nation state. The succession of terms that revolve around the idea of nation puts into relief a particular consciousness, either a protest against or an affirmation of the historical, social, cultural, linguistic, religious, geographic, or political unity that the word evokes. In the concept of nation as it concerns Canada or Québec, is there a will to live in common? What characterizes this will? What acts as support and reinforcement? If in theory Canada constitutes a sociopolitical unity with a well-defined territory that extends from the Atlantic to the Pacific and from the 49th parallel to the North Pole, and that constitutes a democratic and sovereign nation state, how is the application of this theory complicated by an understanding of First Nations, Métis, and the province of Québec as themselves nations? In the framework of this problematic, how does the literature of Québec and Canada — in English, in French, and in First Nations languages — reflect, question, and extend the idea of nation?

In keeping with Congress’s 2009 theme, “Capital Connections,” we welcome papers that explore and question the construction of the idea of nation in terms of the geographical, sociopolitical, artistic, and cultural. Possible topics related to nation include:

1. Colonialism and postcolonialism as it relates to nation
2. Immigration and emigration
3. Nation and diaspora, or nation and migrant literatures
4. Nation and regionalism
5. First Nations and/or Métis nations
6. Québec and/or Acadia as nations
7. Nation and sexuality or nation and gender
8. Nation and religion
9. Comparative analysis of the representations of the nation in English and in French
10. Nation and literary genres
11. The concept of a national literature
12. Nation, ideology, and politics
13. Nation and space and/or time
14. Nation and citizenship
15. Sedentarism and nomadism
16. Nation and travel
17. Nationalism and/or transnationalism
18. Nation and globalisation
19. Nation, environment, and ecology
20. The nation state

We also welcome member-organized sessions on topics related to any aspect of the study of Canadian and Québec literatures. Calls for member-organized sessions should be no more than 200 words. They are due on or before 30 November 2008 and will be posted on the ACQL website.

All paper or session proposals can be written in French or English. Those who propose papers or sessions must be members of ACQL by 1 March 2009. See the ACQL website (www.alqc-acql.ca) for membership registration information.

Please send paper proposals (no more than 300 words) with a short biography and a 50-word abstract to one of the coordinators listed below by 15 January 2009.

COORDINATOR (English)
Dr. Wendy Roy
Department of English
University of Saskatchewan
9 Campus Drive
Saskatoon, SK S7N 5A5
Phone: (306) 966-2132
Fax: (306) 966-5951
Email: wendy.roy@usask.ca

COORDINATOR (French)
Dr. Jorge Calderón
Department of French
Simon Fraser University
8888 University Drive
Burnaby , BC V5A 1S6
Phone: 778-782-7638
Fax: 778-782-5932
Email: calderon@sfu.ca

Friday, October 10, 2008

Je me demande combien des fois je peux utiliser le mot, « événement » . . .

Pour ma présentation aujourd’hui, j’ai réfléchi sur les avantages et les inconvénients qu’il y a quand un écrivain/une écrivaine écrit d’un événement historique.

J’ai pensé à ce sujet parce qu’Anne Hébert a écrit d’un vrai événement pour son livre Kamouraska, que nous sommes en train de lire en classe : Achille Taché, seigneur de Kamouraska est assassiné par le Dr Georges Holmes en 1839. La femme d’Achille Taché, Éléonore d’Estimauville, a été soupçonnée de complicité sans en être formellement reconnue. Ce drame a servi de base au roman.

L’écriture d’un vrai événement est faite souvent – démontré pas les plusieurs livres, films, etc. qui sont basés sur de vraies histoires. Ces histoires sont parfois racontées parce qu’elles sont importantes – de grands événements historiques bien connus (ou peut-être ceux qui ne sont pas si bien connus) deviennent des bonnes ouvres artistiques (dans certains cas) parce que ces événements comptent beaucoup pour les gens. Ces événements sont aussi très intéressants normalement – pour quelle autre raison serait-ils racontés toujours ? Une autre avantage pour l’auteur est qu’il / elle n’a pas besoin de créer des personnages ou une intrigue.

Il y a également quelques inconvénients quand on interpréter un vrai événement en une œuvre littéraire. Un exemple que j’ai pensé à est la justesse historique. C’est presque impossible de suivre exactement les faites qui se sont passé dans une œuvre de fiction, mais c’est important de l’essayer, particulièrement quand l’œuvre est présenté comme une œuvre qui est – en partie – non fictionnelle. C’est particulièrement important quand les sujets de le roman / le film, etc. sont vivants toujours ! Un exemple qui vient à l’esprit est le film Walk the Line, il est un « biopic » et il s’agit de la vie de Johnny Cash. Dans ce film, la femme du personnage principal – Johnny Cash – était présentée très méchante. Mais cette femme est vivant toujours est après elle a vu le film, elle n’était pas heureuse avec les réalisateurs du film ! Des autres exemples des représentations fausses sont les films de « Disney ». Il y a aux Etats-Unis aujourd’hui tant des enfants qui ont un concept très erroné de la vie de Pocahontas, par exemple.

Thursday, October 9, 2008

La religion: un thème de la littérature Québecoise

C'est quand même intéressant de comparer ces deux livres! Tous deux parlent de la pauvreté, mais dans des situations tellement différentes, qu'il devient difficile de ne pas parler des divergeances. Une chose dans lequel ils se ressemblent, par contre, c'est que la famille Lacasse est catholique, tout comme la famille Chapdelaine. Mais là aussi, nous retrouvons des différences marquantes.

Lorsqu'on a parlé de la religion dans Maria Chapdelaine, on avait dit que la famille Chapdelaine était si religieux parcequ'ils n'avaient rien d'autre sur lequel ils pouvaient compter; Dieu était leur seul recours. La messe devint une privilège, une opportunité de parler avec Dieu, et de recevoir des conseils. Si on voulait demander quelque chose à Dieu, on faisait ses prières avant, et on demandait après (voir l'exemple de Maria qui dit les mille Avé). On a l'impression que la religion est beaucoup plus chérie, beaucoup plus réel et compris dans ce livre.

Mais quand nous regardons Bonheur d'Occasion, nous voyons l'opposé: dans les deux instances où les personnages vont à la messe, c'est pour demander à Dieu “ce qu'il nous doit” ou pour faire des promesses avec des conditions. Avec Rose-Anna, on ne la voit aller à la messe que quand elle se trouve désespérée, et pour Florentine, elle fait beaucoup de promesses parcequ'elle s'inquiète de ne plus voir Jean, mais seulement si Dieu lui donne ce qu'elle veut quand elle le veut. On a l'impression que la famille Lacasse est catholique parceque leur famille est catholique, rien de plus. Tous les personnages essaient tout pour s'en sortir de leurs situations, et quand ils parlent à Dieu, c'est plutôt parcequ'ils veulent qu'il fasse quelque chose pour eux, que pour tout autre chose. Même Yvonne, la fille la plus dévouée à la religion catholique (elle veut être nonne), ne semble pas entièrement comprendre ce qu'elle croît (elle veut aller à la messe pour pouvoir retirer des épines de “la coeur de Jésus”). La religion est vu comme quelque chose de convénient, de culturel et non individuel. Là, ce qui m'intéresse le plus, c'est la question du "Pourquoi?". Est-ce parcequ'ils vivent dans une cité dans lequel ils trouvent plus de conforts, que la religion ne prend pas beaucoup d'importance? C'est une question que l'on peut discuter à travers Maria Chapdelaine et Bonheur d'Occasion.

En tout cas, j'ai trouvé très informatif les contrastes entre la religion dans les deux livres, la religion tenant pourtant une place pour la plupart importante dans chaque livre. Il serait intéressant dans un temps futur de comparer le concepte de religion dans Kamouraska avec le reste des livres que nous avons étudiés.

Maria et Florentine

Pendant la discussion dans la classe, j’ai entendu que quelqu’un a dit que la héroïne de « Maria Chapdelaine, » Maria et la héroïne de « Bonheur d’occasion, » Florentine, elles sont ressemblantes. Je suis principalement d’accord de cette opinion. Mais je ne sais pas pourquoi mais j’ai l’impression différente. Je pense que leur vie est tellement ressemblante. Dans « Maria Chapdelaine, » Maria est une très belle fille, travaille beaucoup pour la famille, et elle pense bien de sa famille. Elle a choisi de vivre dans sa ville avec Eutrope Gagnon qui vive dans la même ville, pas avec Lorenzo Surprenant qui habite à la grande ville. J’ai l’impression qu’elle a choisi ce chemin surtout pour sa famille. Pour moi, elle a l’air d’être une fille qui peut sacrifier sa vie pour la famille. Par contre, dans « Bonheur d’occasion, » Florentine est aussi une très belle fille, et elle travaille beaucoup pour sa famille. Elle gagne beaucoup d’argent pour assister sa famille. Elle est aussi très bonne fille. Elles sont effectivement très ressemblantes. Alors, quelle est la différence entre deux ? Pourquoi est-ce que j’au l’impression que elles sont très différentes même elles ont beaucoup de similarités ? Moi, je pense que c’est parce que j’aime Maria plus que Florentine. Je pense que Florentine est un peut narcisse. Elle se dit toujours qu’elle est belle, attirante, etc… Je ne veux pas dire que ce qu’elle se dit n’est pas bien. Je veux dire que je n’ai pas bon impression aux personnes qui se disent comme ça. Je pense que l’idée comme ça vient de la culture japonaise. Notre culture attache de l’importance au cœur modeste. Donc, mon impression pour tous les deux filles vient d’ici, je pense.

Et aussi pour la fin de roman de « Bonheur d’occasion, » c’est dommage de finir comme ça. Je veux vraiment savoir la suite de l’histoire. Mais parce que l’auteur n’a pas écrit la vie pour tous les personages, on peut imaginer beaucoup, supposer, et avoir notre histoire pour ce roman. Ça c’est aussi intéressent pour nous. Ça excite notre imagination beaucoup. J’aime beaucoup « Bonheur d’occasion. » Je me profite bien quand je lisais ce roman.

Qu'est-ce que tu veux, toi?

On a tous bien remarqué que la fin de Bonheur D’occasion est vraiment déprimante. À mon avis, ça serait assez dur de ne pas le remarquer. Mais après l’avoir fini, j’avais l’impression que ça n’aurait pas pu se terminer autrement. Même que chaque personnage passe tout le livre en essayant de trouver le bonheur, ils n’y arrivent pas, ou bien ils pensent qu’ils l’ont trouvé, mais c’est évident que ça ne va pas durer longtemps. Donc je me demandais pourquoi ce n’est pas possible que les personnages soient heureux. Et ce que je trouve dans le livre, c’est que chaque personnage a son propre idée de ce qu’il faut avoir pour être heureux, et ce que « le bonheur » veut dire, donc ils ne se comprennent pas, et ça pose des problèmes. Roy nous montre ça avec la structure du livre, avec des chapitres séparé pour les idées de chaque personnage, qui sont vraiment différentes. Puis à la fin on le voit clairement. Par exemple, Azarius part à la guerre, en pensant que Rose-Anna en serait contente, puisqu’elle aura plus d’argent. Mais pour Rose-Anna, malgré sa pauvreté, c’est plus important que son mari soit là avec elle, donc elle n’est pas contente. Alors Azarius, en essayant de rendre sa femme heureuse (je ne vais pas dire qu’il n’avait pas d’autres raisons, mais quand-même), à échoué, faute de compréhension. Aussi, on voit Emmanuel, qui est le plus heureux quand il se sent comme il y a une raison pour ce qu’il fait. En allant à la guerre, il cherche une raison qui le lie aux autres hommes qui y vont. Il trouve plusieurs idées, mais il ne peut pas être sûr qu’il n’est pas le seul de penser ainsi, et ça le trouble. Il veut comprendre les autres, mais il n’y arrive pas. En fait, il parle de Florentine comme une femme du peuple qui va l’aider à les comprendre. Malheureusement, Florentine n’arrive pas à comprendre elle-même, et certainement pas le reste du monde. À la fin du livre, elle a de l’argent comme elle voulait, mais elle en veut toujours plus, et elle a des désires toujours bien au-delà de ce qu’elle a. Elle ne peut pas comprendre sa place au monde et de qu’il faut y faire. Alors, je pense qu’à travers ce livre, Roy nous dit qu’il faut essayer de comprendre les autres ; la race humaine tous ensemble, et bien chacun comme des individus qui sont proche à soi. Mais en tout cas, il faut qu’on se comprenne si l’on veut trouver le bonheur.

Nostalgie de la campagne au Québec (et ailleurs)

Le début de discussion de la nostalgie et sa présence dans la littérature québécoise en cours aujourd’hui a inspiré mon billet de blog pour ce soir…Le désir des gens de retourner au temps plus simple, de pouvoir en profiter plus de la vie, d’avoir ce rapport avec la nature a toujours été un thème dans la littérature et l’art en général. Des écrivains comme Rousseau, Thoreau, et autres ont revendiqué ces thèmes dans des œuvres comme Walden et Rêveries d’un Promeneur Solitaire.
Nous avons discuté le fait qu’il y a quand même une part de satire dans l’œuvre Maria Chapdelaine, mais malgré cela, le livre est quand même un bon livre de base pour le roman du terroir ; même si Hémon n’y a vécu seulement pendant un an, il fait des éloges à la vie campagnarde et la force des personnes qui y vivent. Cela pourrait être interprété comme une certaine nostalgie de la part de Hémon en ce qui concerne le temps qu’il a passé au Canada.
Ensuite, avec l’arrivée du roman urbain de Gabrielle Roy, il y a le changement des lieux ; puisque les personnages se situent maintenant dans la ville et ils doivent faire face aux difficultés de la vie urbaine, il y a une nostalgie pour la campagne qui est présente dans les personnages qui ont connu leur « bonheur » là-bas. Au chapitre XIII, Rose-Anna prouve une telle joie de retourner à la campagne, non seulement pour pouvoir s’évader de sa vie actuelle, mais pour retrouver sa jeunesse, sa famille, et la tranquillité de la campagne qui la rassure.
Cette phénomène de nostalgie envers la campagne n’est pas exclusive à la littérature ; récemment j’ai regardé La Grande Séduction, un film québécois qui parle d’un petit village de pêcheurs (St. Marie La Mauderne) qui essayent tout pour faire venir (et garder) un médecin de la ville.
Je pense que cela est aussi prévalent parce que malgré les avances que nous faisons dans la société et les avantages que la ville nous propose, il y a toujours ce désir de tranquillité et d’ambiance de petite ville où tout le monde se connaît et s’entre aide. Je suis intéressée de voir si au cours de la lecture de Kamouraska cette nostalgie va encore se montrer car pour l’instant cette petite ville de campagne ne semble apporter que de mauvais souvenirs à Elizabeth.